Le mystère des labyrinthes

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Mircea Eliade dit du labyrinthe :

Le labyrinthe peut être conçu comme le nœud qui doit être dénoué, entreprise mythique réalisée par Thésée ou Alexandre (quand il trancha le nœud gordien). L’ultime finalité chez l’être humain semble être de se libérer de ses liens, il y a de ce fait une association entre le fil des labyrinthes et les liens ou ligatures.

Fulcanelli à propos du labyrinthe :

L’image du labyrinthe se présente à nous comme un symbole du travail dans le Grand-Œuvre, avec ses deux plus grandes difficultés Celle du chemin qu’il faut suivre pour arriver au centre, où se livre le dur combat entre les deux natures. Celle du chemin de la sortie, avec le fil d’Ariane pour ne pas s’égarer dans les Méandres de l’Œuvre et se retrouver incapable de sortir.

 

-Les formes d’expression du labyrinthe sont nombreuses dans les cultures antiques, dans lesquelles nous est enseigné le mystère transcendantal qui a toujours préoccupé l’être humain : Comment résoudre le mystère de la vie et de la mort ?

La philosophie Néoplatonicienne représente dans le labyrinthe l’état de perdition, la perte de l’Esprit dans la Création ou dans la Chute, et la nécessité consécutive de trouver le «Centre» pour retourner à lui, à l’Esprit.

En ce sens, chaque bifurcation du labyrinthe représente les choix de la vie, l’un pour le centre (Spirituel) et l’autre pour l’extérieur (la création, l’extérieur, les sens).

Elle représente aussi le conditionnement de la conscience humaine qui se trouve prisonnière d’un espace confiné et limité, et qui n’est pas capable de voir ce qui est en dehors du labyrinthe. Il est nécessaire, par conséquent, d’apprendre à voir la vie du dehors, sans nous identifier à elle.

Il existe également une association très intéressante avec un autre symbole, celui du «Centre».

Le retour au centre est un symbole du Paradis reconquis ; il s’agit d’atteindre et de rétablir la perfection originelle dont on jouissait avant la Chute, et où les Dieux, les hommes et les bêtes parlaient la même langue. Mais le chemin qui mène au centre est rempli d’écueils et de dures épreuves.

Dans le monde oriental, cela est repris dans le Mandala, qui combine les symboles du centre, de la croix et du cercle. Dans ce cas au centre, à la place d’un trésor, il peut y avoir un lotus, une image du Bouddha, une flamme ou quelque chose destiné à la concentration. Ce centre du Mandala est associé au Centre Intérieur ou au Bouddha Intérieur.

Dans la culture Grecque, on nous enseigne la mythologie du Minotaure (symbole de la nature animale de l’homme qui doit être combattue) et de Thésée, (le héros solaire, en tant que principe christique ou spirituel) dans le labyrinthe de Crète.

La sortie de Thésée du labyrinthe en se servant du fil d’Ariane, après avoir vaincu le Minotaure, symbolise sa renaissance, son évasion de la mort et son immortalité. Pour ce motif, le labyrinthe est associé à la mort, et c’est la raison pour laquelle il a été trouvé dans des tombes.

Il existe en Suède et en Angleterre des danses rituelles de chorégraphie labyrinthique, qui étaient pratiquées dans des labyrinthes réalisés dans des prairies, et qui étaient reliées à la renaissance.

Durant l’époque médiévale, de nouveaux labyrinthes apparaissent dans les cathédrales avec une différence par rapport aux labyrinthes classiques : dans les gothiques, il n’y a qu’un chemin unique de l’entrée à la sortie. Ce labyrinthe est associé au dur chemin jusqu’à Dieu depuis la naissance (L’entrée), jusqu’à arriver à Lui (Le centre) et il est associé à l’idée de salut.

On sait que certains pèlerins ne pouvaient pas faire les grands pèlerinages en terre sainte ; ils parcouraient alors à genoux le labyrinthe de la cathédrale.

Dans de nombreuses cathédrales, le labyrinthe est disposé après l’entrée du temple (à l’endroit où se trouvent les fonts baptismaux), et avant l’accès à l’autel (là où descend l’influence spirituelle). Tout cela est hautement significatif :

Tout être humain doit résoudre le labyrinthe de sa propre existence s’il veut découvrir les secrets de la création et escalader jusqu’aux plus hautes altitudes de l’Esprit.

Extrait de Vopus

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