Vision philosophique des doutes et des peurs…

image1Les doutes, les angoisses, les craintes, sont des variantes vibratoires aux sensations de peurs que notre corps émotionnel nous fait vivre. Nous ne devrions pas les interpréter comme des menaces à notre bien être car cela ne fait que renforcer notre sentiment d’impuissance face au monde extérieur. Or, l’être humain est maître de son environnement, il interagit avec et dans cette quête de liberté qui le pousse à avancer dans la vie, l’être devra réinventer sa façon de définir les peurs.

Si on considère qu’elles sont des mains tendues par notre corps pour nous permettre d’évacuer le trop plein de peines emmagasinées dans notre mémoire, alors les peurs deviennent des aides sur notre chemin vers Soi.

Notre véhicule terrestre, notre corps (avec tous ses organes et le cerveau y compris) a besoin de se renouveler constamment pour pouvoir accompagner notre évolution de conscience. Sur ce chemin qui est le nôtre, nous évoluons sans cesse, nous faisons des choix de vie, des projets, et pour que ceux-ci puissent se matérialiser il est nécessaire d’écouter son corps et ce qu’il a à dire pour son adaptation à nos choix.

Quand une angoisse revient sans cesse nous mettre dans un sentiment d’inconfort, c’est qu’il est temps d’évacuer un blocage lié à un traumatisme passé. Il est donc important de ne pas écarter cette peur et au contraire l’accepter. L’acceptation fera remonter toutes  les informations reliées à cette peur, à savoir, le souvenir de sa cause. Ainsi l’être en chemin commencera un véritable travail d’évacuation.

Cheminer en conscience c’est apprendre à accepter de se voir tel qu’on est, et travailler sur les freins à l’envol. C’est bien plus qu’être un doux rêveur, c’est être un jardinier. En début de cheminement spirituel on se pose et l’on ne sait pas par où commencer car notre jardin est un terrain en friche, impropre à la promenade et encore moins à faire pousser des plantes.

Notre jardinier s’apparente un peu au pèlerin qui prend la route pour Compostelle. Il s’apprête à affronter ses propres limites, sans savoir ce qu’il va trouver dans sa quête. Ainsi notre jardinier sera tout d’abord un laboureur. Il va labourer son champ, avec une pelle et à bout de bras, il enlèvera les blocs de pierre qui entravent sa route, fera de la place, ensuite il taillera et coupera des branches, ramassera des feuilles, viendra à bout des vieilles racines, il défrichera, il désherbera sans cesse.

C’est comparable en alchimie au travail dans l’oeuvre au noir. En alchimie interne, c’est ce qu’on appelle la déconstruction. On prépare le terrain pour du renouveau. A ce stade on est pas prêt à matérialiser quoi que ce soit dans notre vie, on doit d’abord déconstruire ce qui est en place et ne nous permet pas d’avancer. Ce qui nous pousse à entreprendre une telle tâche c’est qu’on entend généralement l’appel intérieur du Soi qui nous souffle à l’oreille: « A quoi sert ta vie, y trouve-tu un sens? Regarde bien ce à quoi elle ressemble, est-ce vraiment cela que tu voulais? ».

Ces questionnement annoncent bien souvent l’envie de tout changer mais ne sachant pas par où commencer, l’être humain passe par des périodes de doute et d’attente lors desquelles son mental lui fait croire qu’il attend quelque chose qui arrivera mais il ne sait pas vraiment quoi. En réalité rien n’arrivera à part des signaux et événements qui vont déclencher un tel ras le bol que l’être se trouvera alors dans l’évidence de devoir partir sur son chemin de pèlerin. D’où le passage obligé et quasi inévitable de déconstruction.

Une fois la période du laboureur passée, le jardin est défriché, ratissé, il est prêt à recevoir des petites graines. Le jardinier devra s’occuper de planter ces graines, les arroser, tout en continuant de désherber régulièrement. C’est une hygiène que l’on pourrait comparer à l’oeuvre au blanc, une phase de purification où l’émotionnel est à vif mais les entraves du passé ne nous empêchent plus d’avancer. A mesure que le jardinier arrose et soigne ses plantes, soumises aux aléas du climat, aux intempéries et aux cycles solaires et lunaires, il verra que ces plantes s’enracinent dans la terre, et grandissent en poussant vers le ciel.

image2En même temps que son jardin se transforme, lui-même suit le même processus intérieurement. L’alchimie interne prend forme à l’extérieur. C’est pourquoi on dit, regarde et tu verras, écoute et tu entendras, car tout ce qui est à l’extérieur est à l’image de notre cosmos intérieur.

Notre jardinier passe alors à l’étape d’après, celui du cultivateur qui fait pousser des fleurs et des fruits avec ses plantes. A ce stade de conscience, il maîtrise parfaitement ses peurs, ses émotions et il comprend les cycles de la nature dont ses récoltes dépendent. Il est de plus en plus en symbiose avec l’Univers, alors il anticipe, il sent et la nature lui répond. Sa récolte est abondante, il vit dans la sécurité et la profusion.

Il est bien plus qu’un jardinier, il est devenu un véritable alchimiste. Commence alors une autre vie pour lui, il est passé par l’état de laboureur, jardinier puis cultivateur, désormais il joue au petit chimiste avec les fruits de la nature. Avec les plantes et les fleurs il fait des mélanges, des élixirs, des teintures, et produit des breuvages pour se soigner, pour améliorer sa durée de vie, pour créer de nouveaux parfums, des huiles, etc. Il crée alors toute sorte de chose à partir de rien et tout ce qu’il touche dans la nature se transforme en or.

C’est le paradis retrouvé. Il vit dans ce qu’on pourrait appeler l’Arcadie. Ce lieu mythique où tout devient possible et pousse dans la nature, ce lieu où il n’y a qu’à tendre la main pour cueillir ce dont on a rêvé. Ce lieu est juste là, en vous. A vous de commencer votre travail de laboureur, saviez-vous que Compostelle signifie, entre autre, le champ de l’étoile? Votre corps, votre être incarné, est comme un champ, à vous de commencer à le labourer, peut-être qu’un jour si vous persévérez vous retrouverez votre étoile. Qui sait?

Aurélie Pech d’Arcadie.

(merci infiniment de transmettre le texte à condition de ne pas le couper, ne pas modifier le contenu et de mentionner l’auteur et la source:www.bienvenueenarcadie.com)

PS: Il y a beaucoup de génies dans l’histoire du monde qui semblent avoir eu peu de limites dans leur compréhension des choses. En vérité ils n’ont pas toujours été ainsi, ils n’ont pas seulement étudié pour obtenir cette connaissance, bien qu’ils aient du parfois passer des diplômes pour en faire valider une partie. Il ont étudié et appris en arpentant leur chemin… Un jour le temps s’est arrêté pour eux et le rêve du moment présent à commencé, ils ont suivi leur coeur et leur vie de jardinier n’a plus été qu’une suite de « moment présent » en rapport étroit avec la nature, leur nature. Ainsi ils ont appris les lois de la création qui relient les hommes au cosmos et qui leurs permettent de réaliser presque tout ce qu’ils souhaitent matérialiser. Mais c’est un chemin d’humilité où seul celui qui est prêt à redevenir un simple laboureur trouvera la voie.

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Isabelle
    Mai 23, 2016 @ 16:26:33

    Très belle synchronicité pour moi aujourd’hui avec la lecture du texte sur les doutes et les peurs! Évidemment, tout ça je le « savais » mais il fallait que je le lise aujourd’hui pour me rappeler d’appliquer ces merveilleux conseils! Alors après avoir tremblé, senti l’angoisse et la colère monter, j’ai respiré profondément et j’ai accueilli ce trouble, je l’ai regardé en face et j’y ai vu de grosses frayeurs passées que je pensais avoir déjà évacuées. Et là, je me sens bien! Merci de m’avoir permis d’arracher ce gros caillou qui m’empêchait de semer mes nouveaux projets!

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